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La Relation de la Moscovie en l’année 1731, par le duc de Liria, ambassadeur d’Espagne Saint-Pétersbourg

Conférence d’Isabelle Nathan, conservatrice générale, Archives diplomatiques, et Francine-Dominique Lichtenhan, directrice de recherche, CNRS

Singulier personnage que ce Jacques-François de Fitz-James, duc de Liria et de Xerica, ambassadeur du roi d’Espagne à Saint Petersbourg de 1728 à1731. Issu de la lignée des Stuart (son père, le maréchal – duc de Berwick, était le fils naturel de l’infortuné Jacques II, réfugié en France après avoir été chassé de son trône par la révolution d’Angleterre), Fitz-James servit en France puis en Espagne, où les duchés de Liria et de Xerica avaient été acquis à sa famille en récompense des succès militaires de son père, au profit de l’Espagne lors de la précédente la guerre.

De sa mission en Russie, Liria laisse un remarquable mémoire sur l’organisation politique et sociale de l’empire, ses mœurs, la cruauté de sa justice, ainsi que sur son clergé et ses pratiques religieuses. Illustré de dix-huit splendides aquarelles, le manuscrit est une pièce emblématique des collections du ministère des Affaires étrangères, où sa présence surprend puisque Liria ne représentait pas la France.

C’est un des premiers mystères que la conférence s’efforcera d’éclairer : l’acquisition du manuscrit est l’effet d’une rencontre entre deux personnages flamboyants : le duc de Liria, ambassadeur fantasque, polyglotte et homme d’esprit, et le duc de Saint-Simon, qui croisa peut-être son chemin en Espagne et en fit le portrait. Offert par l’ambassadeur au mémorialiste, le manuscrit fut intégré à son cabinet, lequel fut mis sous séquestre après sa mort en 1755 pour être versé aux archives des Affaires étrangères. Mais le manuscrit n’a pas livré tous ses secrets : les aquarelles, dont certaines légendées en espagnol, n’ont-elles pas été ajoutées après coup au manuscrit ? Et l’entourage de l’ambassadeur, notamment son aumônier, le dominicain Ribera, ne serait-il pas le véritable auteur du texte ?

En 2018, l’Institut national du patrimoine poursuit le cycle de conférences « Trésors du patrimoine écrit  » avec les Archives nationales et deux nouveaux partenaires : les Archives diplomatiques et le Service historique de la Défense (SHD). Lors de ces conférences consacrées aux trésors du patrimoine écrit, conservateurs, historiens, chercheurs, partagent avec les étudiants, amateurs et spécialistes leur savoir autour de manuscrits et de documents originaux, qui sortent exceptionnellement des magasins des Archives nationales et des réserves des Archives diplomatiques et du SHD.

La Relation de la Moscovie en l’année 1731, par le duc de Liria, ambassadeur d’Espagne Saint-Pétersbourg
Etude critique du document et de ses auteurs
8 février 2018
Entrée libre

Les conférences « les Trésors du patrimoine écrit » se déroulent de 18 h à 19 h30 dans l’auditorium de la Galerie Colbert – 2 rue Vivienne – Paris.

Adresse :

Institut National du Patrimoine
2 Rue Vivienne, 75002 Paris
01 44 41 16 41



La Relation de la Moscovie en l’année 1731, par le duc de Liria, ambassadeur d’Espagne Saint-Pétersbourg

par | 1 Fév 2018 | 1 commentaire

1 Commentaire

  1. jean-Fred WARLIN

    La Relation de la Moscovie en l’année 1731, par le duc de Liria, ambassadeur d’Espagne Saint-Pétersbourg
    Pouvez-vous me rappeler les dates du duc de Liria? Merci et bien cordialement.
    JF Warlin

    Réponse

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