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Le musée des Beaux-arts Pouchkine

Le musée des Beaux-Art Pouchkine abrite avec l’Ermitage à Saint-Pétersbourg les plus riches collections d’art occidental.

Situé dans un bel hôtel particulier caractéristique de cette rue du vieux Moscou, le musée a été fondé par I. Tsvetaïev, le père de la poétesse Madna Tsvetaïeva, grâce à une partie de la fortune de son grand-père, Alexandre Mein. De 1898 à 1912, Ivan Tsvetaïev travailla sur la création d’un musée universitaire destiné à exposer les copies d’oeuvres de l’antiquité égyptienne et gréco-romaine à l’usage des étudiants de l’université de Moscou. Le musée des beaux-arts a été inauguré à Moscou le 31 mai 1912. Tsvetaïev est mort un an après l’ouverture du musée dont Marina Tsvetaïeva raconte la période de création dans ses essais autobiographiques. Et il est vrai que le musée était devenu une affaire familiale pour les Tsvetaïev. Une construction qui devait défier les siècles. C’est à partir de 1925 qu’il a pris de l’importance, avec le transfert des toiles de peintres occidentaux appartenant à Sergueï, exposées jusque-là à la galerie Tretiakov. Dans le même temps, le musée s’est enrichi de la collection d’art français qui appartint, avant la révolution de 1917, aux marchands d’art Morozov et Schoukine. Parmi les trésors du musée, des toiles de Murillo, Botticelli, Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Delacroix, et de nombreuses toiles de l’école impressionniste et post-impressionniste. L’exposition permanente du musée de Beaux-Arts est consacrée à l’art égyptien, assyrien, gréco-romain et celui de l’Europe occidentale, du Moyen Age jusqu’au début du XXe siècle.

La collection française du Musée National des Beaux-Arts Pouchkine

La collection française du Musée National des Beaux-Arts Pouchkine compte plus de 700 œuvres. Elle est composée de toiles provenant de différentes collections dont certaines avaient commencé à se former au XVIIIe siècle, époque où la langue et la culture françaises occupaient une place très importante dans la vie de la noblesse russe. L’impératrice Catherine la Grande elle-même collectionnait avec passion la peinture française, en suivant les conseils du grand connaisseur des arts qu’était Denis Diderot. Son exemple fut suivi par d’illustres représentants de l’aristocratie russe: les Youssoupov, Golytsine, Chouvalov. L’étape suivante dans l’histoire du collectionnement de l’art français est liée au milieu de marchands cultivés. La célèbre collection de Serguei Trétiakov, qui s’intéressait surtout à l’art des maîtres de l’Ecole de Barbizon, a particulièrement enrichi cette partie des fonds du Musée.

La première moitié et le milieu du XIXe siècle sont représentés par de magnifiques paysages de Jean-Baptiste Corot et des maîtres de l’Ecole de Barbizon.

La deuxième partie de l’exposition, qui embrasse la période de la deuxième moitié du XIXe – du début du XXe siècle, a une qualité tout à fait exceptionnelle.

Elle inclut des œuvres de presque tous les grands peintres français de cette époque: Edouard Manet, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Vincent Van Gogh, Paul Gauguin, Paul Cézanne, Maurice Denis, Henri Matisse, Albert Marquet, Pablo Picasso, André Derain. C’est la partie de la collection du musée la plus connue à l’étranger.

La base de la collection de la peinture française de la deuxième moitié du XIXe – du XXe siècle a été constituée grâce à l’enthousiasme de Sergueï Chtchoukine et d’Ivan Morozov, qui achetaient des œuvres d’artistes français d’avant-garde de cette époque. Serguei Chtchoukine s’offrait avec une passion toute particulière des tableaux de Claude Monet, Paul Gauguin, Henri Matisse, Pablo Picasso; Ivan Morozov préférait les toiles d’Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Paul Cézanne, Maurice Denis. De la collection de Chtchoukine, on verra à l’exposition le «Portrait du docteur Rey» de Van Gogh, «Les fruits», «Eh quoi! Tu es jalouse?» et les «Tahitiens dans la pièce (Jour de repos)» de Paul Gauguin, la «Dame à l’éventail» et «Le violon» de Picasso; de la collection de Morozov – «Au café à Arles» de Paul Gauguin, «La Grenouillère» et le «Portrait de l’actrice Jeanne Samary» d’Auguste Renoir, «Les baigneurs» et «L’homme à la pipe» de Paul Cézanne, la «Gelée à Louveciennes» et le «Jardin d’Hosche dé. Montgeron» d’Alfred Sisley.

Salles de moulages

Le noble bâtiment qui abrite les collections du musée est plus récent, construit par le célèbre architecte moscovite Romain Ivanovich Klein (1858-1924), toujours dans le style néo-classique russe, se référant ici à l’Erechthéion d’Athènes.

Le professeur d’Université I.V.Tsvetaïev fut l’âme fondatrice d’un musée universitaire de moulages, avec l’architecte Klein et des bienfaiteurs, dont Tsvetaïev lui-même, destiné aux étudiants en Histoire de l’Art et au public. Y étaient exposées des copies d’oeuvres de l’Antiquité égyptienne, gréco-romaine, médiévale et de la Renaissance (nous avons offert au musée la photocopie d’un document archivé concernant une demande d’un important moulage à Paris, signée de Tsvetaïev, toujours visible).

Madame Tatiana Lielievna est en charge dans ce musée. Le Dr. L. A. Antonova en est toujours le Directeur.

La présentation des salles de moulages relève visiblement des conceptions archéologiques de la statuaire et de l’architecture grecque à l’époque de la création du musée (pour les salles d’antiquité du moins). La couleur anime les plâtres. Les sculptures dans les frontons d’Egine et d’Olympie, reconstitués à la taille réelle et en hauteur, se détachent sur des tympans bleus, et l’ensemble du montage, sur les murs de la salle en rouge pompéien. Les copies sont peintes dans la couleur des matériaux des originaux : les masques mycéniens et l’orfèvrerie en couleur or, les bronzes en vert. Il s’agit de simulacres. La coré 674 de l’Acropole d’Athènes est présentée avec les couleurs conservées au moment de sa découverte. La salle consacrée à la période hellénistique, très fournie est spectaculaire : une vue axiale sur le groupe du taureau Farnèse ; sur les longs murs mauves, ou rouge foncé, et en hauteur, les reliefs du Grand autel de Pergame. La Victoire de Samothrace atterrit sur un simple socle et porte l’estampille de l’atelier du Louvre. Les salles grecques qui réveillent l’attention des visiteurs qui lisent attentivement les cartels. La salle romaine, aux murs vert tilleul, est plus sobre. Des bustes et des statues sont disposés autour de la salle conventionnellement, ou l’autel de Domitius Ahenobarbus est placé au centre.

Les salle médiévales et de la Renaissance gardent les portails, les fontaines et les sculptures, et les tympans dans le style de Della Robbia reconstitués avec les couleurs blanches et bleues des terres cuites vernissées.

Les moulages du musée Pouchkine ont été achetés dans le premier quart du XXe siècle aux divers ateliers européens dont beaucoup à l’Atelier du Louvre (art égyptien; celui qui en était chargé avait étudié à la Sorbonne).

Environ 600 moulages sont présentés au musée Pouchkine depuis 1998. La collection est si importante qu’ils ne peuvent dire exactement le nombre de pièces. Ils en ont découvert encore récemment dans une crypte d’église. De petites salles souterraines sont aménagées à l’Académie. L’Université des Sciences humaines en déploie 750 en dépôt, exposés bien aérés et éclairés dans de grandes salles modernes, sur quatre étages (Moyen Orient, Egypte, Grèce…) depuis 1980, visitables avec entrée payante, comme le musée, plus une réserve au 5e, de 1000 moulages/Pouchkine. Et encore une réserve au musée même. Il y aurait plus de 3000 moulages à Moscou.

Adresse

12, oulitsa Volkhonka

Tél.: 203.95.78, 203.79.98

Métro Kropotkinskaïa

Tous les jours, sauf les lundis, de 10h à 19h.

Le musée des Beaux-arts Pouchkine

par | 1 Jan 2000 | 0 commentaires

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