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Edouard MORADPOUR « La compagne de Russie »

En vain. Il est incapable d’aimer toutes ses conquêtes mais trop faible pour les quitter : « Faire l’amour sans amour, j’étais bien le dernier à qui cela pose problème. » Au cœur de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va bouleverser notre héros et faire évoluer sa quête dans un sens inattendu.

Edouard MORADPOUR « La compagne de Russie »
« Je me suis installé à Moscou dans le contexte sulfureux du craquèlement du mur de Berlin. » Alexandre, le héros de La Compagne de Russie, est un séduisant et successful publicitaire français, un peu paumé, qui découvre dans les bras des femmes les excès et tourments de la Moscou postcommuniste, terre adoptive d’Édouard Moradpour. Personnage attachant et romantique, Alexandre multiplie les rencontres à la recherche de l’amour. En vain. Il est incapable d’aimer toutes ses conquêtes mais trop faible pour les quitter : « Faire l’amour sans amour, j’étais bien le dernier à qui cela pose problème. » Au cœur de l’intrigue, le suicide inexpliqué de la jeune et belle Aliona va bouleverser notre héros et faire évoluer sa quête dans un sens inattendu. Parviendra-t-il à s’extraire de l’emprise fascinante des poupées russes, elles-mêmes en quête de stabilité, de reconnaissance et de maternité ?

Mêlant l’amour à l’art, à la poésie, à la politique, elles traversèrent le siècle comme une flamboyante traînée de poudre, suscitant passions et émerveillements. Olga, qui devint Picasso, Gala, qui fut Eluard avant d’être Dali, Elsa l’inséparable d’Aragon, Dina l’inspiratrice de Maillot, Lydia celle de Matisse, elles étaient toutes russes, femmes d’exception, poursuivant des rêves de gloire ou fuyant les tourments révolutionnaires. Toutes à leur manière étaient des artistes, mais aussi parfois de fabuleuses manipulatrices, comme Maya entraînant Romain Rolland chez Staline, ou Elsa poussant Aragon dans un engagement aveugle aux côtés des communistes. Ce livre rend hommage à ces femmes russes qui ont voulu signer des hommes comme elles auraient signé des œuvres…

Edouard MORADPOUR
Né à Téhéran d’une mère russe ayant immigré après la révolution soviétique, Édouard Moradpour, après vingt ans d’une carrière brillante en France, s’installe en Russie juste avant la chute du Mur. Le pays commence alors à s’ouvrir à l’économie de marché et il y sera rapidement considéré comme le « père de la publicité ». La Compagne de Russie est son premier roman, largement inspiré de sa propre vie.

Editions Michalon
20 €
256 pages

Edouard MORADPOUR « La compagne de Russie »

par | 10 Juin 2012 | 0 commentaires

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